BIOGRAPHIE DE LALOU

 

Frank Lalou est né à Marmande en 1958.  Ses parents s'installent en 1956 dans cette petite ville du sud-ouest de la France après avoir quitté le Maroc à cause du climat d'insécurité régnant avant l'indépendance de ce pays. Dès sa petite enfance il est plongé dans l'atmosphère tranquille de la Gascogne près de la Garonne. En 1965, ses parents en quête de soleil, quittent l'Aquitaine pour aller vivre à Nice. À l'âge de douze ans, il découvre la culture juive et la beauté des lettres hébraïques. Mais, l'étroitesse d'esprit et l'enseignement démodé des rabbins de l'époque, ne l'invitent pas à approfondir sa pratique juive.

Sa grande rencontre à l'âge de neuf ans avec l'œuvre de Jean-Sébastien Bach est déterminante. Sa passion pour ce musicien sera la source de toutes ses recherches. À douze ans, il commence l'apprentissage du piano et taquine ses professeurs car il ne veut jouer que du Bach. C'est à cette période que commence sa longue amitié avec le compositeur et comédien Didier Douet qu'il retrouvera sur les planches dans la plupart de ses productions liées au théâtre et à la musique.

Sa sœur Lucie, de six ans son ainée, grande lectrice de Baudelaire et des grands poètes français, le sensibilise à la poésie, à la littérature par son écoute et les soirées littéraires qu'elle organise dans la maison familiale. Jeune homme solitaire, il consacre son temps à la musique, à la lecture des philosophes, Platon, Bergson, Bachelard, et à la rédaction de ce qui sera ses premières tentatives d'écriture.

Il rencontre sa première femme à 17 ans et part après son Bac faire un grand voyage autour de la Méditerranée. Commence des études de philosophie à la faculté de lettres de Nice, mais, faute de moyen, le couple s'installe en Dordogne pour suivre une formation d'enseignant au sein de l'Éducation Nationale. Rapidement lassé par le rythme trop tranquille des écoles, il se lance dès 1981 dans l'écriture, il écrit des nouvelles, des poèmes et commence à publier dans la revue Diamant Noir dirigé par Christian Malaurie de Périgueux.

Ses premiers livres édités chez des éditeurs de Dordogne sont, un ouvrage d'archéologie qui a servi pendant quelques années de référence, Dolmens et Menhirs en Périgord et un recueil de nouvelles, Aleph/Alpha aux éditions Phalènes.

En 1984, un grand changement intervient dans sa vie, le 4 juin, il expose, sous la pression bienveillante de ses amis plasticiens, ses premières calligraphies, donne son premier happening calligraphie/musique avec Bernard Lubat, présente sa première partition pour quatre voix parlées de poésie sonore et sort son tout premier livre : Sables et Terres Mystiques aux éditions Froidefond.

En 1985, après un long voyage en Grèce, il calligraphie entièrement l'Évangile de Thomas. La vente de ce livre quelques semaines après, plus une bourse d'aide à la Création du Centre régional des Lettres et une année sabbatique miraculeusement offerte par l'éducation nationale, marque sa nouvelle vie. Il quitte l'enseignement, quitte la Dordogne pour revenir à Nice et commence une carrière entièrement consacrée à la calligraphie et à l'écriture.

En 1986, il montre à André Chouraqui son dernier livre unique, le Cantique des Cantiques, avec la traduction du bibliste. Naît alors une longue complicité. Deux ans après Frank Lalou calligraphie un ensemble de poèmes de ce même auteur. André Chouraqui introduira le calligraphe auprès de Jean Mouttapa des éditions Albin Michel, ce qui lancera sa carrière d'essayiste.

En 1989, le graveur et éditeur Albert Woda, lui donne toutes les clés pour être accepté dans ce monde clos des bibliophiles. Leurs deux carrières et leurs deux vies se croisent par les livres qu'ils réalisent ensemble et les semaines qu'ils passent en Grèce.

Durant toutes ces années de formation, il fréquente dès l'adolescence l'Arche de Lanza Del Vasto et pratique durant 15 ans régulièrement le Zen. Son approche de la calligraphie, même si elle s'oriente vers l'hébreu est très influencée par les arts du Japon. Il continue aujourd'hui encore son entraînement de Kyodo, tir à l'arc japonais et sa gestuelle calligraphique est issue en partie du Chado, l'art du thé.

En 1990, à l'annonce de la mort prochaine de son père, il retourne à ses sources juives et suit l'enseignement spirituel de certains maîtres comme le Rav Zemour ou le Rav Gronstein. Il rencontre celui qu'il appelle son frère dans les lettres, Marc-Alain Ouaknin. Depuis il voue sa vie à la recherche et à l'interprétation des textes bibliques (il écrit plusieurs livres sur le Cantique des Cantiques, les Psaumes chez Albin Michel).

Son travail est remarqué dans les musées, les galeries et les éditeurs s'intéressent à sa démarche. La Bibliothèque Nationale de France place un de ses livres uniques dans sa prestigieuse collection des Manuscrits hébraïques et quelques années plus tard un Évangile de Thomas est également acquis par cette institution et va rejoindre le département des manuscrits coptes. Certains grands musées font acquisition de ses calligraphies ou de ses livres d'artistes : les Musées de Nice, de Céret, la fondation Sackner à Miami, le Musée Picasso.

Il publie ses livres chez différents éditeurs et réalise en 1994 son rêve d'enfance, être édité chez Albin Michel, chez qui il sera sous contrat durant de nombreuses années (voir bibliographie).

En une vingtaine d'années il fait des dizaines d'expositions (Musée des Arts Décoratifs de Bordeaux, Bibliothèque Nationale, Musées de Nice) et publie soit en tant qu'auteur, soit en tant que calligraphe une quarantaine de livres. En 1994, la naissance de sa fille Léa, qu'il dit être sa propre naissance, influence son écriture, il écrit des texte plus intimes (Noces erratiques, éditions l'Amourier). En 2005, il rencontre celle qui sera l'amour de sa vie, Tina Bosi, chorégraphe belge. Il la rejoint en Belgique.

Il partage son temps entre Paris, Namur et Nice. Avec sa nouvelle épouse et égérie, il donne des spectacles qui allient chant, danse et calligraphie, mis en musique et mis en scène par Didier Douet (Danse avec les lettres, la chair des lettres).

Frank Lalou was born in Marmande in 1958. En1956 his parents settled in this small town of Gascogne after leaving Morocco. In 1965, the family moved to Nice. At twelve years old, he discovered the Jewish culture and the beauty of hebrew letters .


Its great meeting, before its nine years, with the work of Johann Sebastian Bach, was crucial. His passion for this musician is the source of all his research. At twelve years, he studied piano and teases his teachers because he wanted to play only Bach. His sister, Lucie, great reader of Baudelaire and French poets, introduced him to poetry, literature. Lonely young man, he devotes his time to music, reading philosophers, Plato, Bergson, Bachelard, and writing his first texts.

After the Baccalauréat, he made a long journey around the Mediterranean. He began studying philosophy at the Faculty of Arts of Nice. Since 1981, he wrote short stories, poems, and began to publish in the revew Diamant Noir .


In 1984, a great change takes place in his life, on the 4th of June, he exhibited, under the pressure of his benevolent artists friends, his first calligraphies, gave his first happening calligraphy / music with Lubat Bernard, presents his first score for four voices spoken sound poetry and released his first book : Sables et Terres Mystiques, to Froidefond publisher .


In 1985, during a trip in Greece, he calligraphies the Gospel of Thomas. The miraculous sale of this book, and a grant for the creation from the Centre Régional des Lettres, mark his new life. Therefore, he devoted himself entirely to calligraphy and writing .


In 1986, he presented his latest one-off book to André Chouraqui, Song of Solomon. Then comes a long complicity. Chouraqui introduced Frank Lalou to Jean Mouttapa of Albin Michel, which will launch his career as an essayist .

His approach to calligraphy, even if it turns out to Hebrew, is strongly influenced by the arts of Japan. His calligraphic gesture comes in part from Chado, the Art of Tea .


In 1990, the announcement of the imminent death of his father, he returned to his Jewish sources and follows the spiritual teaching of some teachers. He met the one he calls his brother in letters, Marc -Alain Ouaknin. Since then, he dedicated his life to the research and interpretation of biblical texts (the Song of Songs, Psalms, Albin Michel publisher ).


His work is noticed in museums, galleries and publishers interested in his approach. The Biblithèque Nationale de France acquired some of his books in its prestigious collection of Hebrew manuscripts and a few years later a Gospel of Thomas is also acquired.


In thirty years, he made dozens of exhibitions ( Musée des Arts décoratifs in Bordeaux, National Library, Museum of Nice) and has published as a writer, and as a calligrapher, forty books. He divides his time between Paris and Nice. Since 1999, he performed shows that combine song, dance and calligraphy.